Bientôt de nouvelles stations Autolib’

Après l’ouverture des 250 premières stations Autolib’, une nouvelle phase de travaux est lancée et permettra d’en créer 200 de plus dans les parcs de stationnement public. Le Conseil de Paris en a débattu, voici mon intervention : Paris est une ville dense. Cette densité fait du partage de l’espace public un enjeu très fort de notre « vivre ensemble ». C’est ainsi que depuis dix années, la marque la plus visible de notre action, Monsieur le Maire, c’est la transformation de l’espace public. Transformation pour un meilleur partage, un partage plus équilibré, plus équitable entre tous les usages. Des trottoirs élargis pour les piétons, des pistes cyclables pour les vélos, plus de services publics et plus d’espaces verts. Mais ces transformations répondent aussi à un enjeu de qualité de vie et même de santé publique : faire plus de place pour les circulations douces et moins de place pour la voiture, c’est aussi agir pour la qualité de l’air. Les impacts de la pollution sur la santé sont majeurs et il est de notre devoir de tout faire pour réduire la pollution. C’est dans ce contexte qu’est apparu Autolib’, à la croisée de questions aussi variées que le partage de l’espace public, les nouveaux besoins en mobilité, qui doit être à la fois plus souple, plus durable, plus douce, et le refus des compromis sur la santé en ville. Autolib’ permettra aussi aux parisiens qui n’en ont qu’un besoin ponctuel de laisser leur voiture, et à ceux qui n’ont pas les moyens d’en acheter une d’accéder à ce mode de déplacement. Alors oui, Autolib’ apporte une réponse à tous ces enjeux....

Le budget municipal 2012

Aujourd’hui, le Conseil de Paris a adopté le budget de la collectivité (ville et département) pour 2012. Ce budget, d’un montant de 7,088 Mds€ en fonctionnement et 1,694 Mds€ en investissement est plus contraint que jamais en raison de la crise, de la dette de l’État envers la Ville et le Département, et en raison de l’arrivée d’une nouvelle ponction sur les finances parisiennes : la péréquation. Il s’agit d’un dispositif de solidarité budgétaire entre les collectivités les plus aisées et celles qui le sont moins. Nous y sommes favorables, mais pas de la manière dont le gouvernement l’a instaurée : sans concertation et sans progressivité. Ainsi, la péréquation a coûté 97 M€ l’an dernier à Paris, et 240 M€ pour ce budget… Une telle somme n’est pas anecdotique ! Le groupe socialiste a organisé ses interventions sur les principaux sujets de la politique municipale (une dizaine). Dans ce cadre, je suis intervenu pour mon groupe sur la question de l’environnement et de l’énergie : Oui, les difficultés pour boucler le budget sont importantes, car non seulement Paris subit la crise, mais aussi la rapide montée de la péréquation qui frappe si durement notre collectivité. Et surtout, nous subissons les inconséquences de l’État qui n’en finit plus de décharger sur les collectivités le financement de politiques qu’il n’arrive plus à payer, conséquence de l’impéritie et plus encore, de l’inéquité des choix budgétaires qui ont été faits depuis dix ans. Nous avons donc un budget qui fait des choix marqués car nous ne pouvons pas tout faire. Je voudrais souligner combien ces choix, nos choix marquent un engagement d’autant plus...