Il faut plus de places de parking pour les deux roues !

Le Conseil de Paris de février 2012 a entériné une modification de forme du plan local d’urbanisme (PLU). Avec Luc Lebon, mon collègue chargé des transports, des déplacements et de l’espace public au conseil d’arrondissement du 11e, nous avons profité de cette occasion pour proposer un vœu qui demande une évolution du PLU sur la place réservée aux parkings deux roues dans les parkings des constructions neuves (actuellement de 2% – quand le seuil imposé par la réglementation nationale est de 1,5%). Après son adoption par le Conseil d’Arrondissement, j’ai repris ce vœu avec Patrick Bloche et nous l’avons fait inscrire à l’ordre du jour du Conseil de Paris. Après ma présentation de son contenu, Anne Hidalgo, première adjointe chargée de l’Urbanisme, a donné un avis favorable et le vœu suivant a été adopté lors du conseil du 7 février 2012. Cette première étape était nécessaire. Désormais, c’est une affaire à suivre : il reste à le traduire en réglementation dans une prochaine évolution du PLU. Rendez-vous ici le moment venu...

Des réservoirs pour éviter une crue majeure à Paris

Après la fameuse crue de 1910, qui a mis à genoux Paris pendant plusieurs semaines, il fut décidé de construire des barrage-réservoirs en amont de la ville pour détourner le surplus d’eau en cas de crue. Quatre furent construits. Depuis lors, ils servent aussi à stocker de l’eau l’hiver et à la restituer l’été pour que la Seine reste navigable même en période de sécheresse. Leur effet est très significatif : ils réduisent la montée des eaux en cas de crue, et soutiennent le débit de la Seine l’été. Ainsi le débit de la Seine au cours de l’été 2010 provenait pour 50% des barrages-réservoirs. Ils évitent aussi que l’Île de France soit en pénurie d’eau potable plusieurs jours par an ! Aujourd’hui, un grand débat public a été lancé pour la construction d’un cinquième barrage-réservoir. Le Conseil de Paris a apporté sa contribution à ce débat. Voici mon intervention sur ce sujet : La crue de 1910, dont la période de retour est de deux cents ans, représente une montée des eaux de la Seine de 8m62. Pendant cette crise, 7 milliards de m3 sont passés à Paris et la plaine de la Bassée a stocké 37 millions de m3. C’est pour prévenir un retour de cette ampleur qu’il fut décidé de créer 1 milliard de m3 de stockage. À ce jour, les quatre lacs-réservoirs qui ont été créés et qui sont gérés par Seine-Grands-Lacs (anciennement l’IIBRBS – Institution interdépartementale des barrages-réservoirs du bassin de la Seine) permettent de stocker 830 millions de m3. Le débat public dans lequel nous nous inscrivons aujourd’hui porte sur la création dans...