Question d’actualité au Conseil de Paris

Les conseillers de Paris peuvent poser des questions d’actualité qui s’adressent soit à l’exécutif parisien, soit au préfet. Les réponses sont données en séance. Lors de chaque séance du Conseil de Paris, chaque groupe politique a droit à une question. Le 24 septembre 2012, le groupe des élus socialistes, radicaux de gauche et apparentés m’en a chargé. Il m’a semblé intéressant d’interroger l’exécutif sur l’articulation de la politique parisienne avec les objectifs de la conférence environnementale :

Il y a une semaine, le gouvernement organisait la première Conférence Environnementale à laquelle le président de la République s’était engagé. Il y avait en effet bien besoin de mettre à jour la politique de la France tant, après un départ en fanfare en 2007, après, il est vrai, avoir donné l’impulsion, les signaux contraires s’étaient multipliés.

Nous voici donc repartis sur une ligne claire : le choix de la transition énergétique pour lutter contre le réchauffement climatique. Cette stratégie est fondée sur deux priorités : les énergies renouvelables d’une part, et l’efficacité et la sobriété énergétiques d’autre part.

En ville, c’est naturellement d’abord sur ce deuxième volet que nous pouvons agir le plus directement, et vos actes M. le Maire, dans les associations internationales des villes portent ces engagements – en témoigne par exemple votre signature du pacte des Maires contre le réchauffement climatique à Mexico en 2010.

En effet, les trois quarts de l’énergie sont consommés en ville et les trois quarts des émissions de gaz à effet de serre proviennent des villes. Étant les premiers responsables, nous ne pouvons espérer de changement sans changer nous-mêmes.

Alors comment agir ? Nous aurons l’occasion de revenir sur l’ensemble du plan climat lors de sa prochaine révision. Mais parce que le premier poste de consommation d’énergie, c’est le bâtiment, je souhaite interroger l’exécutif sur la manière dont seront déclinés à Paris l’engagement du gouvernement d’améliorer les performances énergétiques d’un million de logements par an.

Cette politique est non seulement déterminante pour la transition énergétique, mais elle permet aussi de favoriser l’économie et l’emploi locaux, et d’améliorer le pouvoir d’achat de ménages souvent modestes ou précaires, tant précarité sociale, économique et mauvaise qualité du logement vont de pair.

Le groupe socialiste, radicaux de gauche et apparentés se réjouit de voir se dessiner cette nouvelle dynamique environnementale et économique guidée par un esprit justice sociale.

D’où ma question : à Paris où l’excellence d’aujourd’hui, qu’elle soit architecturale ou environnementale, se trouve d’abord dans le logement social, mais où des efforts très importants se portent aussi sur le parc privé, quelle est la situation et le rythme de la rénovation énergétique du logement à Paris ?

 

Pour aller plus loin : tout sur la conférence environnementale sur ce lien.

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