Question d’actualité au Conseil de Paris

Ce 8 juillet, mon groupe m’a chargé de poser la question d’actualité. Je l’ai fait porter sur la qualité de l’air à Paris, dont l’amélioration de la qualité venait d’être annoncée. En voici le contenu : Chacun reconnaît désormais les conséquences sanitaires désastreuses de la pollution atmosphérique.  L’annonce par Airparif  de sa baisse sans précédent à Paris depuis dix ans est donc à l’évidence une bonne nouvelle. Plus de la moitié des Parisiens respire désormais un air contenant moins de 50 µg/m3 de dioxyde d’azote lorsqu’ils étaient 80% en 2002. 78% ne sont plus exposés à un dépassement de l’objectif de qualité concernant les particules fines. Ces résultats concrets doivent d’abord nous encourager à poursuivre l’effort car il reste encore trop de parisiens exposés, trop de dépassements journaliers, et les enjeux sanitaires sont trop importants pour nous arrêter là. L’étude d’Airparif s’intéresse aux effets des différentes politiques publiques sur la qualité de l’air. Elle montre ainsi que, si les normes euros et la politique municipale des déplacements produisent des effets positifs, ceux-ci ont été freinés par des effets négatifs liés à la composition du parc roulant et à sa diésélisation. Or il faut rappeler que cette diésélisation résulte des politiques publiques conduites par l’État sur la dernière décennie : 18 centimes de fiscalité en moins sur le diesel par rapport à l’essence, et récupération par les entreprises de la TVA sur le gazole – pas sur l’essence –, avec pour résultat l’augmentation de 50% de la part du diesel dans le nombre de kilomètres réalisés à Paris. Cette politique a des effets redoutables sur le long terme : maladies cardio-vasculaires, affections...

Création de l’esplanade Roger Joseph Boscovich

Le jour où l’Union Européenne est passée de 27 à 28 pays membres, le conseil d’arrondissement était saisi de la proposition de Patrick Bloche, qui est aussi président du groupe d’amitié parlementaire France-Croatie à l’Assemblée Nationale, d’attribuer le nom de Roger Joseph Boscovich au terre-plein central du boulevard Richard Lenoir (cliquer ici pour voir le plan détaillé). À cette occasion, j’ai présenté ce projet : Je voudrais souligner ce que vous doit ce projet Monsieur le Maire en tant que parlementaire très impliqué sur les relations entre la France et la Croatie, qui rejoint aujourd’hui l’Union Européenne. En l’occurrence, la proposition concerne l’esplanade qui est boulevard Richard Lenoir, entre la place de la Bastille et la rue Daval. Roger Joseph Boscovich était un prêtre jésuite qui était aussi mathématicien, physicien, astronome, poète et philosophe, un homme des Lumières et des arts. Il naît le 18 mai 1711 à Raguse, république indépendante (devenue aujourd’hui Dubrovnik en Croatie). Il fait ses premières études au Collège des Jésuites de Raguse de 1720 à 1725, puis se rend à Rome pour entrer dans la compagnie de Jésus. Au cours de ses études de rhétorique et philosophie au Collège Romain, il fait preuve de dons exceptionnels pour les mathématiques et la physique. En 1740, il est nommé professeur de mathématiques et le reste jusqu’en 1757. En tant que mathématicien et physicien, il a travaillé sur l’orbite de Mercure, sur l’usage du télescope, sur les tâches solaires, il a redécouvert une démonstration du théorème de Pythagore, bref, un homme accompli. De 1757 à 1762, il remplit plusieurs missions scientifiques et diplomatiques et voyage à travers l’Europe. Il...