Création de l’esplanade Roger Joseph Boscovich

Le jour où l’Union Européenne est passée de 27 à 28 pays membres, le conseil d’arrondissement était saisi de la proposition de Patrick Bloche, qui est aussi président du groupe d’amitié parlementaire France-Croatie à l’Assemblée Nationale, d’attribuer le nom de Roger Joseph Boscovich au terre-plein central du boulevard Richard Lenoir (cliquer ici pour voir le plan détaillé). À cette occasion, j’ai présenté ce projet :

Je voudrais souligner ce que vous doit ce projet Monsieur le Maire en tant que parlementaire très impliqué sur les relations entre la France et la Croatie, qui rejoint aujourd’hui l’Union Européenne. En l’occurrence, la proposition concerne l’esplanade qui est boulevard Richard Lenoir, entre la place de la Bastille et la rue Daval.

Roger Joseph Boscovich était un prêtre jésuite qui était aussi mathématicien, physicien, astronome, poète et philosophe, un homme des Lumières et des arts. Il naît le 18 mai 1711 à Raguse, république indépendante (devenue aujourd’hui Dubrovnik en Croatie). Il fait ses premières études au Collège des Jésuites de Raguse de 1720 à 1725, puis se rend à Rome pour entrer dans la compagnie de Jésus.

Au cours de ses études de rhétorique et philosophie au Collège Romain, il fait preuve de dons exceptionnels pour les mathématiques et la physique. En 1740, il est nommé professeur de mathématiques et le reste jusqu’en 1757. En tant que mathématicien et physicien, il a travaillé sur l’orbite de Mercure, sur l’usage du télescope, sur les tâches solaires, il a redécouvert une démonstration du théorème de Pythagore, bref, un homme accompli.

De 1757 à 1762, il remplit plusieurs missions scientifiques et diplomatiques et voyage à travers l’Europe. Il se met en relation avec les savants d’Angleterre et de France, est admis dans leurs académies et propage, en Italie, la philosophie naturelle d’Isaac Newton. Reçu en 1760 à l’Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg, il est également élu en 1761 à la Royal Society. En 1762, il construit un nouvel observatoire astronomique au collège jésuite de Brera, à Milan. De 1764 à 1773, il enseigne les mathématiques à Pavie puis à Milan, tout en étant directeur de l’observatoire de Brera.

Lorsque la Compagnie de Jésus est supprimée, il est invité à Paris et devient de 1773 à 1786 directeur de l’Optique navale au Ministère de la Marine. Il est alors fait sujet du Roi de France.

Il meurt le 13 février 1787 à Milan et est inhumé dans l’église de Santa Maria Podone.

Croate de naissance, français d’adoption, il symbolise très bien les liens d’amitié qui existent entre nos deux pays et en ce jour particulier. C’est une belle proposition Monsieur le Maire, que vous nous faites aujourd’hui.

FacebookTwitterGoogle+

Soumettre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *