Question d’actualité au Conseil de Paris

Ce 8 juillet, mon groupe m’a chargé de poser la question d’actualité. Je l’ai fait porter sur la qualité de l’air à Paris, dont l’amélioration de la qualité venait d’être annoncée.

En voici le contenu :

Chacun reconnaît désormais les conséquences sanitaires désastreuses de la pollution atmosphérique.  L’annonce par Airparif  de sa baisse sans précédent à Paris depuis dix ans est donc à l’évidence une bonne nouvelle.

Plus de la moitié des Parisiens respire désormais un air contenant moins de 50 µg/m3 de dioxyde d’azote lorsqu’ils étaient 80% en 2002. 78% ne sont plus exposés à un dépassement de l’objectif de qualité concernant les particules fines.

Ces résultats concrets doivent d’abord nous encourager à poursuivre l’effort car il reste encore trop de parisiens exposés, trop de dépassements journaliers, et les enjeux sanitaires sont trop importants pour nous arrêter là.

L’étude d’Airparif s’intéresse aux effets des différentes politiques publiques sur la qualité de l’air. Elle montre ainsi que, si les normes euros et la politique municipale des déplacements produisent des effets positifs, ceux-ci ont été freinés par des effets négatifs liés à la composition du parc roulant et à sa diésélisation.

Or il faut rappeler que cette diésélisation résulte des politiques publiques conduites par l’État sur la dernière décennie : 18 centimes de fiscalité en moins sur le diesel par rapport à l’essence, et récupération par les entreprises de la TVA sur le gazole – pas sur l’essence –, avec pour résultat l’augmentation de 50% de la part du diesel dans le nombre de kilomètres réalisés à Paris.

Cette politique a des effets redoutables sur le long terme : maladies cardio-vasculaires, affections respiratoires, mais aussi perte de compétitivité du raffinage français et dégradation du pouvoir d’achat des ménages car, on l’oublie souvent, une voiture diesel coûte plus cher.

Face à ce choix du diesel qui apparaît de plus un plus comme un choix du passé, lourd de conséquences, dont je rappellerai qu’il a été à tout le moins cautionné par l’ancienne ministre de l’environnement, vous avez montré, Monsieur le Maire, une voie stratégique nouvelle : le choix d’une reconquête de l’espace public pour son partage plus juste, le choix des déplacements doux, le choix de l’autopartage et de la voiture électrique qui, malgré les entraves opposées à ces projets par le gouvernement d’alors (voies sur berge, bornes électriques en souterrain, absence de soutien à Autolib…), votre politique a ouvert à l’industrie française de nouvelles perspectives d’excellence et de croissance, en plus de l’amélioration désormais établie de la qualité de l’air.

Avec mon groupe, nous nous félicitons de ce choix de l’avenir. Parce qu’il en va de la santé de nos concitoyens, nous pensons qu’il faut poursuivre ce combat. Alors nous voudrions que vous nous indiquiez de quelle manière vous comptez amplifier les effets de cette politique pour que demain, tous les parisiens puissent respirer un air plus pur.

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