Journée nationale du souvenir

Journée nationale du souvenir

Voici le discours que j’ai eu l’honneur de prononcer le 27 avril 2014, lors de la cérémonie commémorant la Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation. Monsieur le Président de l’Union des Associations d’Anciens Combattants et Victimes de Guerre du 11e arrondissement, cher Roger FICHTENBERG Mesdames et Messieurs les anciens déportés, résistants et combattants, Messieurs les porte-drapeaux, Mesdames et Messieurs les représentants d’associations et religieux, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d’être toutes et tous venus en ce matin de cette journée nationale pour commémorer le souvenir des victimes et héros de la déportation, ici, au Gymnase Japy où plusieurs milliers de nos compatriotes juifs furent internés avant d’être déportés à Pithiviers, Beaune-la-Rolande, puis vers les camps d’extermination. Comme chaque année, cette journée nous rassemble pour nous souvenir de la souffrance des hommes, des femmes, des enfants, de toutes ces destinées précipitées vers l’abîme par la folie criminelle d’autres hommes. Elle nous rassemble pour renouveler solennellement notre engagement à défendre, toujours et partout, une certaine idée de l’Homme et à combattre sans faiblesse toutes les résurgences de l’inacceptable. — Il y a 69 ans donc, l’enfer de l’univers concentrationnaire était révélé à la face du monde. Frappé de stupeur, celui-ci saisissait la réalité dramatique, implacable et mécanique de la déportation, l’effroyable barbarie d’une idéologie, d’un système d’État reposant sur l’oppression et la répression. Souvenons-nous des premiers témoignages, des premières images, qui brutalement — mais beaucoup trop tard — nous ont fait prendre conscience de l’épouvantable réalité du nazisme. Rappelons-nous la solitude des déportés dont personne ne voulait connaître l’Histoire et partager...
Commémoration de la  victoire du 8 mai 1945

Commémoration de la victoire du 8 mai 1945

Voici le discours que j’ai prononcé le 8 mai 2014, lors de la cérémonie de commémoration de la Victoire, à la Mairie du 11e. Monsieur le Président de l’Union des Associations d’Anciens Combattants et Victimes de Guerre du 11e arrondissement, cher Roger FICHTENBERG Mesdames et Messieurs les anciens déportés, résistants et combattants, Messieurs les porte-drapeaux, Monsieur l’Adjudant Henry et les hommes des Sapeurs-Pompiers, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs,   Il y a 69 ans, le 8 mai 1945, grâce à l’union des Forces Françaises Libres, des mouvements de Résistance intérieurs, de l’Armée d’Afrique et avec le concours ô combien précieux des armées alliées, l’Europe obtenait – enfin – la capitulation de l’Allemagne signée à Berlin et se libérait du joug nazi. Les Alliés, mettaient ce jour-là à bas la folie destructrice et avilissante d’un système d’État ayant institué la pire des barbaries. Ce 8 mai 1945, l’Europe des hommes libres, l’Europe des Lumières et de l’Humanisme, cette Europe que l’on croyait perdue, revenait, enfin, des abîmes. Ce matin, nous rendons hommage à ceux auxquels l’engrenage fatal d’une folie meurtrière ne laissa d’autre choix que de prendre les armes pour défendre les valeurs humaines alors que celles-ci étaient bafouées. Nous ne devons pas oublier leur sacrifice. Ni celui des héros de la France libre et de l’armée de l’ombre. Ni celui des soldats anglais, américains et canadiens tombés à leurs côtés sur les plages de Normandie. Ni celui de ces jeunes, héroïques, venus de tous les continents : tabors marocains, tirailleurs tunisiens et sénégalais, tous ces soldats des troupes coloniales venus d’Afrique, du Maghreb, d’Indochine qui se sont battus...