1er mai : hommage des socialistes à Léon Blum

1er mai : hommage des socialistes à Léon Blum

En ce premier mai, Jean-Christophe Camabadélis, premier secrétaire du PS, a décidé de rendre hommage à cette grande figure socialiste qu’est Léon Blum. Cet hommage a été accueilli sur le parvis de la Mairie du 11e, devant la statue du grand homme. Voici mon discours : Monsieur le Premier secrétaire du Parti Socialiste, Cher Jean-Christophe Cambadelis Merci pour cette initiative, renouvelée, d’honorer cette grande figure du socialisme qu’est Léon Blum, Madame la Première vice-présidente du Conseil régional d’Île-de-France, Chère Marie-Pierre de la Gontrie, Mesdames Messieurs les élus, Mesdames Messieurs, Chers amis, Chers camarades, Oui, merci à tous d’être ici pour honorer Léon Blum. J’ai d’autant plus de bonheur à vous accueillir comme Maire du 11e que cet hommage s’inscrit dans cette ancienne tradition militante de vendre du muguet le 1er mai – et je vous avouerai que depuis que je suis adhérent au PS, 20 ans cette année, eh bien j’ai toujours connu les socialistes du 11e en train de vendre un brin de muguet avec une rose le 1er mai, et de finir par un hommage à Léon Blum ici même chaque année. 1er mai, jour de rassemblement, de solidarité et de lutte pour les travailleurs du monde entier ! Si nous sommes ici, aujourd’hui, place Léon Blum, c’est parce qu’il fut l’une des plus grandes figures socialistes de la IIIe république – je devrais dire plus simplement : l’une des plus grandes figures socialistes de la République. De Léon Blum, nous devons nous en rappeler comme un modèle pour notre démocratie et pour notre action politique. C’est lui qui a fait entrer la France dans la modernité, en créant...

Hommage à Pierre Seel, déporté pour motif d’homosexualité

Le 25 novembre 2005 disparaissait Pierre Seel, citoyen Français déporté au motif de son homosexualité. Il fut le seul à s’exprimer publiquement sur son vécu et il lutta pour la reconnaissance des persécutions subies par les homosexuels sous le régime nazi. Arrêté, interrogé et torturé, Pierre Seel est envoyé en mai 1941 au camp de Schirmeck-Vorbrück. Renvoyé après 188 jours d’internement et considéré comme allemand du fait de l’annexion de l’Alsace, il est incorporé de force dans l’armée allemande en 1942, qu’il désertera sur le front russe. Au sortir de la guerre Pierre Seel ne peut raconter son histoire ni le véritable motif de sa déportation dans une France qui continue à ficher les homosexuels, malgré la Libération. Il sortira de son silence en 1982, en réaction aux propos de l’archevêque de Strasbourg qui qualifia les homosexuels d’ « infirmes ». Il s’engage alors pour la mémoire et la reconnaissance de la répression dont il a été victime. J’ai souhaité que la Mairie du 11e participe à l’hommage annuel qui lui est rendu par les associations LGBT, en accueillant la cérémonie organisée par les Oubliés de la Mémoire et en partenariat avec la chorale des Gammes Elles et l’association MAG Jeunes LGBT. Le souvenir des persécutions dont ont été victimes des personnes homosexuelles, dont des Français, sous l’Allemagne nazie est inscrit dans notre mémoire collective, malgré une reconnaissance tardive. Nous avons le devoir de le transmettre aux générations à...
« Sur la trace des poilus » : l’exposition des élèves des collèges Voltaire et Claudel

« Sur la trace des poilus » : l’exposition des élèves des collèges Voltaire et Claudel

La Mairie du 11e a eu le plaisir d’accueillir « Sur la trace des poilus », un travail photographique réalisé par les élèves du collège Voltaire (11e) et du collège Claudel (13e). Cette exposition s’est réalisée dans le cadre du dispositif « Actions collégiens » mis en place dans des collèges sensibles. En plus de nombreuses actions de soutien des élèves dans leur scolarité, « Actions collégiens » propose différentes activités sur le temps extra-scolaire, dont est précisément issue « Sur la trace des poilus ». Pour réaliser cette exposition, les collégiens ont visité plusieurs sites de la Première guerre mondiale : la caverne du Dragon, le plateau de Californie, Craonne et Cerney-en-Laonnois. Je tiens à saluer le travail des élèves et aussi celui des équipes pédagogiques qui leur ont permis de mieux saisir les enjeux historiques de la Grande guerre dont l’impact a été majeur sur le 20e...
Commémoration des 70 ans de la Libération du 11e arrondissement

Commémoration des 70 ans de la Libération du 11e arrondissement

Le 7 septembre 2014, nous célébrions le 70e anniversaire de la Libération de Paris et du 11e arrondissement. Je vous propose de découvrir le discours que j’ai prononcé devant les habitants et les associations œuvrant en faveur de la mémoire.   Monsieur le Président de l’Union des Associations d’Anciens Combattants et Victimes de Guerre du 11e arrondissement, cher Roger FICHTENBERG, Mesdames et Messieurs les anciens déportés, résistants, combattants, ou représentants des associations d’anciens combattants, Messieurs les porte-drapeaux, Monsieur les représentants de la caserne des Sapeurs-Pompiers, du commissariat du 11e, et des services de la Mairie du 11e, Mon Général, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs, 70 ans ! Oui, 70 ans nous séparent déjà des événements d’août 1944, quand le peuple de Paris s’est soulevé contre la tyrannie et l’oppression ! 70 ans que ces femmes et ces hommes se sont battus, se sont sacrifiés avec courage, avec témérité, car ils avaient rendez-vous avec les libertés fondamentales. Les leurs étaient jusqu’alors bafouées, confisquées et anéanties par la barbarie. Mais voilà 70 ans aussi que le peuple de Paris a retrouvé sa liberté avec le concours déterminant de la Résistance, des forces françaises libres et des forces alliées. Cette cérémonie est pour nous l’occasion de nous souvenir, de nous pencher sur ces événements constitutifs de notre histoire commune et de rendre hommage à celles et à ceux qui se sont battus pour que nous puissions vivre libres. N’oublions jamais la hauteur du sacrifice, ses douleurs, nécessaires pour libérer cette ville, notre ville, dans laquelle nous vivons aujourd’hui. N’oublions jamais l’abnégation dont ont fait preuve ces hommes et ces femmes pour défendre les...
Journée nationale du souvenir

Journée nationale du souvenir

Voici le discours que j’ai eu l’honneur de prononcer le 27 avril 2014, lors de la cérémonie commémorant la Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation. Monsieur le Président de l’Union des Associations d’Anciens Combattants et Victimes de Guerre du 11e arrondissement, cher Roger FICHTENBERG Mesdames et Messieurs les anciens déportés, résistants et combattants, Messieurs les porte-drapeaux, Mesdames et Messieurs les représentants d’associations et religieux, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d’être toutes et tous venus en ce matin de cette journée nationale pour commémorer le souvenir des victimes et héros de la déportation, ici, au Gymnase Japy où plusieurs milliers de nos compatriotes juifs furent internés avant d’être déportés à Pithiviers, Beaune-la-Rolande, puis vers les camps d’extermination. Comme chaque année, cette journée nous rassemble pour nous souvenir de la souffrance des hommes, des femmes, des enfants, de toutes ces destinées précipitées vers l’abîme par la folie criminelle d’autres hommes. Elle nous rassemble pour renouveler solennellement notre engagement à défendre, toujours et partout, une certaine idée de l’Homme et à combattre sans faiblesse toutes les résurgences de l’inacceptable. — Il y a 69 ans donc, l’enfer de l’univers concentrationnaire était révélé à la face du monde. Frappé de stupeur, celui-ci saisissait la réalité dramatique, implacable et mécanique de la déportation, l’effroyable barbarie d’une idéologie, d’un système d’État reposant sur l’oppression et la répression. Souvenons-nous des premiers témoignages, des premières images, qui brutalement — mais beaucoup trop tard — nous ont fait prendre conscience de l’épouvantable réalité du nazisme. Rappelons-nous la solitude des déportés dont personne ne voulait connaître l’Histoire et partager...
Commémoration de la  victoire du 8 mai 1945

Commémoration de la victoire du 8 mai 1945

Voici le discours que j’ai prononcé le 8 mai 2014, lors de la cérémonie de commémoration de la Victoire, à la Mairie du 11e. Monsieur le Président de l’Union des Associations d’Anciens Combattants et Victimes de Guerre du 11e arrondissement, cher Roger FICHTENBERG Mesdames et Messieurs les anciens déportés, résistants et combattants, Messieurs les porte-drapeaux, Monsieur l’Adjudant Henry et les hommes des Sapeurs-Pompiers, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs,   Il y a 69 ans, le 8 mai 1945, grâce à l’union des Forces Françaises Libres, des mouvements de Résistance intérieurs, de l’Armée d’Afrique et avec le concours ô combien précieux des armées alliées, l’Europe obtenait – enfin – la capitulation de l’Allemagne signée à Berlin et se libérait du joug nazi. Les Alliés, mettaient ce jour-là à bas la folie destructrice et avilissante d’un système d’État ayant institué la pire des barbaries. Ce 8 mai 1945, l’Europe des hommes libres, l’Europe des Lumières et de l’Humanisme, cette Europe que l’on croyait perdue, revenait, enfin, des abîmes. Ce matin, nous rendons hommage à ceux auxquels l’engrenage fatal d’une folie meurtrière ne laissa d’autre choix que de prendre les armes pour défendre les valeurs humaines alors que celles-ci étaient bafouées. Nous ne devons pas oublier leur sacrifice. Ni celui des héros de la France libre et de l’armée de l’ombre. Ni celui des soldats anglais, américains et canadiens tombés à leurs côtés sur les plages de Normandie. Ni celui de ces jeunes, héroïques, venus de tous les continents : tabors marocains, tirailleurs tunisiens et sénégalais, tous ces soldats des troupes coloniales venus d’Afrique, du Maghreb, d’Indochine qui se sont battus...