Budget 2015 : des efforts soutenus pour l’enfance et la vie scolaire

Le Conseil de Paris réuni cette semaine va voter le budget primitif pour 2015. À cette occasion, je suis intervenu pour expliciter les choix fait par la majorité en matière de vie scolaire, et aussi pour défendre un amendement visant à conserver des moyens pour les écoles du 11e qui ont été sorties de l’éducation prioritaire lors de la révision de la carte d’éducation prioritaire par le rectorat.   « Ce premier budget de la mandature, c’est celui des engagements tenus. Malgré la difficulté du contexte – et que n’avons nous entendu l’opposition gloser sur notre soi-disant impéritie, jusqu’à ce qu’elle présente un « contre–budget » dont il faut bien dire qu’il est plein de commentaires sur notre action, mais bien vide de propositions concrètes pour les Parisiens – malgré les difficultés, donc, ce premier budget traduit avec fidélité nos priorités : faire de Paris une ville toujours plus dynamique, solidaire, et environnementalement responsable, sans augmenter les impôts.   La solidarité se traduit particulièrement dans l’effort soutenu que nous déployons pour les familles, l’enfance et la jeunesse. 439 places en crèche auront été livrées depuis les dernières municipales, et 602 nouvelles places le seront dès l’an prochain, en ligne avec le nouveau « plan crèches » du plan d’investissement pour la mandature. Afin de multiplier l’offre d’accueil, le montant des subventions aux 34 000 places d’accueil collectif connaîtra une hausse très sensible de 7 M€, portant son montant total à 90 M€.   L’effort d’investissement pour les locaux scolaires conduira à livrer l’an prochain plusieurs écoles et collèges dans le 10e, le 13e, le 15e, et le 17e. Et l’entretien ne sera pas en reste non plus puisque notre collectivité...
Projet d’investissement pour la mandature : tenir nos engagements et préparer l’avenir

Projet d’investissement pour la mandature : tenir nos engagements et préparer l’avenir

Le Conseil de Paris examine cette semaine le Projet d’investissement de la mandature (PIM). En portant l’effort d’investissement à 10 milliards d’Euros sur les grands projets d’aménagements urbain, le logement et le développement durable, ce PIM va au-delà de nos engagements. C’est ce que j’ai notamment voulu souligner dans mon intervention devant le Conseil de Paris. « Le choix d’un budget est peut-être l’acte qui traduit le mieux les choix politiques. À ce titre, le PIM donne la meilleure des illustrations de notre projet pour Paris. Et je le dis car nous avons entendu l’opposition regretter notre choix d’investir. Rappelons d’abord que le budget d’une collectivité doit obligatoirement être équilibré, et que l’emprunt ne peut financer le fonctionnement. Paris respecte bien évidemment ces deux règles, qui permettent d’investir pour l’avenir sans fonctionner à crédit.   Ce projet d’investissement, c’est le choix d’un projet pour Paris et les parisiens, pour l’économie et pour l’emploi. Voilà qui est nécessaire et bienvenu alors que la crise ne cesse d’affaiblir les entreprises et les ménages. Et parce que les quartiers populaires souffrent plus, parce que l’effort de solidarité y est plus nécessaire qu’ailleurs, vous avez fait, Madame la Maire,  le choix de justice et d’équité d’orienter prioritairement sur ces quartiers l’effort collectif.   Ce PIM porte à hauteur de 1,88 Mds€ l’investissement pour les grands aménagements urbains, avec deux priorités : la cohésion territoriale et la réappropriation des espaces en valorisant les espaces naturels. Ouvrir Paris sur l’horizon du Grand Paris, c’est investir pour que cette frontière avec nos voisins, le périphérique ou encore les portes, cesse d’être un vide urbain. Recoudre le tissu de Paris...

Innovation sociale, efficacité économique, plaisir gastronomique !

C’est la réunion inattendue de ces trois ingrédients qui s’est invitée dans mon intervention au conseil de Paris, à l’occasion du mois de l’économie sociale et solidaire actuellement en cours : Plaisir et fierté : c’est le sentiment qui m’anime en vous présentant cette délibération qui attribue une aide au démarrage à « Toques et Partage ». Créée en 2010 avec l’ambition originale d’être parrainée par de grands chefs, notamment Christophe Michalak, « Toques et Partage » avait figuré parmi les lauréats de l’appel à projet « économique sociale et solidaire » du Département de Paris cette même année. Permettre aux publics fragilisés de trouver ou de retrouver le chemin de la réussite en étant accompagnés par des professionnels de renom, donner sa chance à ceux qui en ont le plus besoin, telle est l’ambition de cette association qui insère donc par l’activité économique les personnes éloignées de l’emploi, à travers leur formation dans le secteur de la restauration traditionnelle haut de gamme. 3 ans après, le volontarisme de notre collectivité a été couronné de succès puisque le projet a vu le jour avec l’ouverture en avril dernier du premier restaurant dénommé « Manger » et situé 24 rue Keller dans le 11e. Il s’agit du premier restaurant gastronomique d’insertion parisien. Et le résultat est à la mesure de l’ambition : d’ores et déjà, « Manger » compte parmi les meilleures tables de notre arrondissement. Et en 7 mois, ce restaurant de 85 couverts sur 400 m² a embauché 19 personnes dont 6 en insertion. Voilà en résumé une action exemplaire de ce que nous aimons en politique : la création d’un modèle durable et solidaire, grâce à l’association originale du plaisir des uns...

Création du square Olga Bancic

Au niveau du 34, rue Godefroy Cavaignac, la Ville a créé un petit square de 520 m2 — que j’ai d’ailleurs voulu ouvrir sur l’arrière au droit du 41, rue Richard Lenoir, permettant ainsi aux élèves de l’école Godefroy Cavaignac (et à tous les publics) de rejoindre le gymnase Japy sans avoir à faire le tour de l’ensemble du pâté de maison. Nous avons proposé de lui attribuer la dénomination d’Olga Bancic, résistante héroïque, seule femme du groupe Manouchian. L’inauguration a eu lieu ce 4 octobre. Olga (ou Golda) Bancic est née en mai 1912 en Bessarabie, (Roumanie) et est décédée le 10 mai 1944 à Stuttgart. Sixième enfant d’une famille modeste, elle commence très jeune à travailler comme matelassière et s’engage activement dans des luttes ouvrières. Elle participe à des grèves, ce qui lui vaut d’être arrêtée à plusieurs reprises par la police roumaine et emprisonnée. Elle épouse à 17 ans un communiste roumain, devenu plus tard membre actif de la résistance française sous le nom d’Alexandre Jar. Le couple s’installe à Bucarest, où tous deux participent à l’organisation des jeunes communistes. Olga est à nouveau arrêtée en 1933, lors de manifestations dénonçant la montée d’Hitler au pouvoir. Après plusieurs mois d’emprisonnement, elle quitte la Roumanie pour la France. Elle arrive à Paris en 1938 et s’engage dans l’aide aux républicains espagnols avec un autre roumain, Jacob Salomon. En 1939 elle donne naissance à une fille, Dolorès, prénommée ainsi en hommage à « La Pasionaria » communiste espagnole Dolores Ibárruri. Après l’invasion de la France en 1940, Olga Bancic s’engage dans le groupe de résistance armée « FTP-...

Question d’actualité au Conseil de Paris

Ce 8 juillet, mon groupe m’a chargé de poser la question d’actualité. Je l’ai fait porter sur la qualité de l’air à Paris, dont l’amélioration de la qualité venait d’être annoncée. En voici le contenu : Chacun reconnaît désormais les conséquences sanitaires désastreuses de la pollution atmosphérique.  L’annonce par Airparif  de sa baisse sans précédent à Paris depuis dix ans est donc à l’évidence une bonne nouvelle. Plus de la moitié des Parisiens respire désormais un air contenant moins de 50 µg/m3 de dioxyde d’azote lorsqu’ils étaient 80% en 2002. 78% ne sont plus exposés à un dépassement de l’objectif de qualité concernant les particules fines. Ces résultats concrets doivent d’abord nous encourager à poursuivre l’effort car il reste encore trop de parisiens exposés, trop de dépassements journaliers, et les enjeux sanitaires sont trop importants pour nous arrêter là. L’étude d’Airparif s’intéresse aux effets des différentes politiques publiques sur la qualité de l’air. Elle montre ainsi que, si les normes euros et la politique municipale des déplacements produisent des effets positifs, ceux-ci ont été freinés par des effets négatifs liés à la composition du parc roulant et à sa diésélisation. Or il faut rappeler que cette diésélisation résulte des politiques publiques conduites par l’État sur la dernière décennie : 18 centimes de fiscalité en moins sur le diesel par rapport à l’essence, et récupération par les entreprises de la TVA sur le gazole – pas sur l’essence –, avec pour résultat l’augmentation de 50% de la part du diesel dans le nombre de kilomètres réalisés à Paris. Cette politique a des effets redoutables sur le long terme : maladies cardio-vasculaires, affections...

Création de l’esplanade Roger Joseph Boscovich

Le jour où l’Union Européenne est passée de 27 à 28 pays membres, le conseil d’arrondissement était saisi de la proposition de Patrick Bloche, qui est aussi président du groupe d’amitié parlementaire France-Croatie à l’Assemblée Nationale, d’attribuer le nom de Roger Joseph Boscovich au terre-plein central du boulevard Richard Lenoir (cliquer ici pour voir le plan détaillé). À cette occasion, j’ai présenté ce projet : Je voudrais souligner ce que vous doit ce projet Monsieur le Maire en tant que parlementaire très impliqué sur les relations entre la France et la Croatie, qui rejoint aujourd’hui l’Union Européenne. En l’occurrence, la proposition concerne l’esplanade qui est boulevard Richard Lenoir, entre la place de la Bastille et la rue Daval. Roger Joseph Boscovich était un prêtre jésuite qui était aussi mathématicien, physicien, astronome, poète et philosophe, un homme des Lumières et des arts. Il naît le 18 mai 1711 à Raguse, république indépendante (devenue aujourd’hui Dubrovnik en Croatie). Il fait ses premières études au Collège des Jésuites de Raguse de 1720 à 1725, puis se rend à Rome pour entrer dans la compagnie de Jésus. Au cours de ses études de rhétorique et philosophie au Collège Romain, il fait preuve de dons exceptionnels pour les mathématiques et la physique. En 1740, il est nommé professeur de mathématiques et le reste jusqu’en 1757. En tant que mathématicien et physicien, il a travaillé sur l’orbite de Mercure, sur l’usage du télescope, sur les tâches solaires, il a redécouvert une démonstration du théorème de Pythagore, bref, un homme accompli. De 1757 à 1762, il remplit plusieurs missions scientifiques et diplomatiques et voyage à travers l’Europe. Il...

La politique immobilière de Paris

Paris est une collectivité atypique, par sa taille et l’importance de ses moyens d’action. Elle dispose d’un patrimoine très important, chargé d’histoire, mais aussi extrêmement varié : ce sont bien sûr des bibliothèques, des piscines, des parcs et des jardins, mais aussi des cimetières, des immeubles, des canaux, et bien sûr des logements sociaux. L’opposition municipale a demandé qu’une mission d’information et d’évaluation soit chargée, au sein du Conseil de Paris, de travailler sur la politique immobilière de la ville. Cette demande fut non seulement acceptée, mais la mission a été placée sous la présidence de Jean-François Legaret, maire UMP du 1er arrondissement. Le rapporteur de la mission était Rémi Féraud, maire PS du 10e arrondissement. Son objectif ? « Dresser un bilan précis et chiffré de l’ensemble des actifs de la Mairie de Paris, de l’évolution et de la valorisation de ses biens, des acquisitions et des ventes, du coût de la fonction immobilière à travers le montant des locations et des charges locatives ». Voici l’intervention que j’ai faite au cours du débat sur ce sujet au Conseil de Paris : À mon tour, je souhaite saluer la qualité du travail conduit sous la présidence de Jean-François Legaret, saluer le rôle essentiel aussi de notre rapporteur Rémi Féraud, et saluer aussi le travail énorme réalisé par Isabelle Duchefdelaville et son équipe, ainsi que les services de la DLH et de la DU que nous avons très fortement sollicités. Cette mission, demandée et présidée par l’opposition, faut-il le rappeler, a produit un rapport factuel et complet dans un esprit constructif et consensuel. Le fait qu’il a été voté à l’unanimité, comme...

Création de l’allée Pierre Bérégovoy

Sur proposition de Patrick Bloche, le conseil d’arrondissement a décidé d’attribuer à une voie publique la dénomination « Allée Pierre Bérégovoy » (cliquer ici pour voir un plan de son emplacement précis le long du boulevard de Charonne). Étant délégué à l’urbanisme, j’ai présenté cette proposition au conseil d’arrondissement ainsi : C’est à la fois un plaisir et un honneur que rapporter cette délibération. Je ne vais pas vous rappeler l’ensemble de la vie de Pierre Bérégovoy, je pense que tout le monde a en mémoire les actes de ce grand homme de notre République. Je donnerai simplement quelques faits marquants de sa vie, car ce serait dommage de ne pas profiter de cette occasion pour rappeler que Pierre Bérégovoy a quitté le lycée après avoir obtenu un Brevet d’enseignement industriel, un CAP d’ajusteur et un CAP de dessin industriel et a commencé sa carrière à l’âge de 16 ans : c’est une belle leçon. Il était ouvrier fraiseur à l’usine de tissage Fraenker jusqu’en 1942, puis entre comme cheminot à la SNCF. Il s’engage dans la Résistance dans les Forces Françaises de l’Intérieur via le groupe Résistance-fer. Parallèlement, son engagement politique prend forme avec un premier engagement au sein des jeunesses socialistes. En juin 1944, il participe à la libération de la banlieue rouennaise. En 1948, il épouse Gilberte Bonnet avec laquelle il aura trois enfants. En 1950, il entre à Gaz de France comme agent technico-commercial. Il terminera sa carrière comme directeur adjoint en 1978, là encore après en avoir gravi tous les échelons. Adhérent à la SFIO de 1954 à 1958, il est l’un des membres fondateurs du parti...