L’énergie : un enjeu local

La Région Île-de-France a mis sur les rails une société d’économie mixte (SEM) « Énergie Posit’If » chargée de booster les financements de la rénovation énergétique des bâtiments et la production d’énergie renouvelable locale. Son modèle économique repose sur le tiers investissement : ce n’est ni au propriétaire ou à la copropriété d’investir pour faire les travaux, mais à un tiers qui, en contrepartie de l’apport de capitaux, se rémunère sur une partie des économies d’énergie. Ainsi, la Caisse des Dépôts et Consignations, la Caisse d’Épargne, la Région et la Ville de Paris (entre autres) se sont rejoints dans cette initiative qui sera complémentaire des prestations de conseil et d’expertise apportées par l’agence parisienne du climat. Et pour la mise en route de ce nouvel instrument, deux représentants de Paris siégeront au conseil d’administration : René Dutrey, le nouvel adjoint chargé de l’environnement, et moi-même. Voici mon intervention au Conseil de Paris : Sur notre continent, les villes sont le lieu où les trois quarts de l’énergie sont consommés et les gaz à effet de serre émis. Notre responsabilité est donc immense face à l’accroissement permanent des émissions planétaires de gaz à effet de serre et aux échecs répétés des grands messes internationales. Si la négociation au sommet n’avance pas, je pense que nous obtiendrons des résultats très concrets en remontant des territoires. Car force est de constater que même au niveau national, les politiques publiques mises en œuvre jusqu’ici n’ont pas produit les résultats nécessaires. Beaucoup d’argent a été dépensé dans le crédit d’impôt développement durable : 7,8 milliards d’euros sont partis en dépense fiscale sur les quatre premières années pour...

Une ambitieuse rénovation du bâti à République

Pour arriver à économiser l’énergie dans nos immeubles, il faut que les copropriétés votent des travaux et arrivent à les financer. Rien n’est moins évident, car il est toujours tentant de repousser des travaux dont l’utilité n’apparaît pas immédiatement. Pour inciter quand même les copropriétés à le faire, la Ville a conduit une étude de faisabilité et, les résultats étant concluants, a lancé lors du conseil de Paris du 20 mars 2012 une opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH) dédiée au développement durable et aux économiques d’énergie : l’OPA2D2E. 589 immeubles d’habitat privé sont concernés, soit 11.287 logements répartis sur les 3e, 10e et 11e arrondissements dans le quartiersitué autour de la place de la République. L’étude a montré que les gains énergétiques possibles étaient de 62% en moyenne dans les immeubles à fort potentiel (le quart des immeubles), le gain étant de 24% en moyenne dans les immeubles à potentiel moyen (la moitié des immeubles). Nous voulons aussi profiter de cette opération pour traiter la dimension sociale du développement durable. Ainsi, cette opération recherchera à améliorer l’accessibilité aux handicapés, à créer des locaux communs pour les vélos ou les poussettes lorsque c’est possible, à végétaliser les cours et les murs, à améliorer la gestion du tri des déchets… Affaire à suivre, pendant les quatre prochaines années ! Voici mon intervention sur cette action : C’est un grand plaisir que je souhaite exprimer sur ce projet exceptionnel. Comme élu, nous bataillons en permanence pour faire avancer des projets ou des causes auxquels nous croyons. Mais à ce projet ambitieux, innovant, solidaire et écologique : nous y croyons vraiment très fort !...

L’indispensable politique de l’eau

Le conseil de Paris des 19 et 20 mars faisait suite au Forum mondial de l’eau et au Forum alternatif mondial de l’eau qui se sont tenus à Marseille. Ce fut l’occasion pour la Ville de présenter sa politique de l’eau et d’adopter un certain nombre de textes d’orientation importants, dont notamment : le maintien du réseau d’eau non potable, une charte de gestion de l’eau chez les bailleurs sociaux, un plan de modernisation de l’assainissement parisien, une convention avec l’Université Paris 6 Pierre et Marie Curie, Eau de Paris et la Ville pour aménager un centre de recherche et formation sur l’eau à Ivry-sur-Seine, des documents de gestion des canaux parisiens, Voici mon intervention à l’occasion de ce grand débat : Nous voici dans un grand débat sur l’eau : je veux commencer en saluant cette mise en valeur dans notre assemblée d’un sujet aussi important, au retour des forums Mondiaux de l’Eau qui se sont déroulés à Marseille la semaine dernière. Oui, l’eau est un enjeu majeur de notre siècle. 800 millions d’êtres humains n’ont aucun accès à l’eau potable et 2 milliards 600 millions n’ont pas d’assainissement. Les maladies hydriques restent la première cause de mortalité dans le monde ! Et pourtant ici, il semble si simple d’ouvrir le robinet et laisser l’eau s’écouler que nous avons perdu la conscience de tout ce qu’il y a en amont et en aval, et nous oublions la chance que nous avons de bénéficier d’un service performant et de bon marché. C’est pourquoi l’eau est aussi un enjeu de notre ville, qui a besoin de l’attention des élus, qui a besoin...

Le nouveau visage de Paris

Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris chargée de l’Urbanisme et présidente du Pavillon de l’Arsenal, a lancé en grande pompe l’exposition « Paris, la métropole et ses projets ». Derrière cet intitulé un peu austère, se cache en réalité une petite révolution dans la manière de communiquer et d’appréhender la ville de demain. C’est en effet par un partenariat entre la Ville, le Pavillon de l’Arsenal, Google, JC Decaux, et l’APUR notamment qu’une exposition hors norme a été installée : il s’agit ni plus ni moins de montrer le visage de Paris en 2020 à partir des projets connus à ce jour. La présentation est faite sur un écran géant de 37 m2, qui affiche en 2D ou en 3D les nouvelles lignes de tramway, les projets architecturaux emblématiques de demain, qu’ils soient à l’état de projet ou de chantier Vous pouvez ainsi voir les Halles rénovées, le stade Jaan Bouin, la fondation Louis Vuitton, la Tour Triangle, la Philharmonie ou 1300 autres projets intégrés dans leur environnement urbain. Cette maquette a vocation à être mise à jour au fur et à mesure que de nouveaux projets arriveront. On y trouve déjà un certain nombre de projets du 11e arrondissement : Bréguet, Truillot, Charonne, Ménilmontant, et même des projets privés issus des permis de construire déposés par les architectes à la Mairie. Vous pouvez voir et interagir en grande dimension avec la maquette au Pavillon de l’Arsenal, ou visiter le site dédié à cette maquette, qui devrait s’enrichir rapidement. Si Google Earth est installé sur votre ordinateur, vous pouvez installer aussi ce fichier pour avoir accès depuis chez vous à...

Des réservoirs pour éviter une crue majeure à Paris

Après la fameuse crue de 1910, qui a mis à genoux Paris pendant plusieurs semaines, il fut décidé de construire des barrage-réservoirs en amont de la ville pour détourner le surplus d’eau en cas de crue. Quatre furent construits. Depuis lors, ils servent aussi à stocker de l’eau l’hiver et à la restituer l’été pour que la Seine reste navigable même en période de sécheresse. Leur effet est très significatif : ils réduisent la montée des eaux en cas de crue, et soutiennent le débit de la Seine l’été. Ainsi le débit de la Seine au cours de l’été 2010 provenait pour 50% des barrages-réservoirs. Ils évitent aussi que l’Île de France soit en pénurie d’eau potable plusieurs jours par an ! Aujourd’hui, un grand débat public a été lancé pour la construction d’un cinquième barrage-réservoir. Le Conseil de Paris a apporté sa contribution à ce débat. Voici mon intervention sur ce sujet : La crue de 1910, dont la période de retour est de deux cents ans, représente une montée des eaux de la Seine de 8m62. Pendant cette crise, 7 milliards de m3 sont passés à Paris et la plaine de la Bassée a stocké 37 millions de m3. C’est pour prévenir un retour de cette ampleur qu’il fut décidé de créer 1 milliard de m3 de stockage. À ce jour, les quatre lacs-réservoirs qui ont été créés et qui sont gérés par Seine-Grands-Lacs (anciennement l’IIBRBS – Institution interdépartementale des barrages-réservoirs du bassin de la Seine) permettent de stocker 830 millions de m3. Le débat public dans lequel nous nous inscrivons aujourd’hui porte sur la création dans...

Rencontres urbaines

Cette année, l’APUR a organisé les 32e rencontres nationales de la FNAU (fédération nationale des agences d’urbanisme). Ce fut un moment intense d’échanges sur des projets d’urbanisme, les méthodes, les organisations… Le thème de cette année portait sur les échelles de territoires et les outils de gouvernance. Si vous avez raté cette belle occasion, vous pouvez en revivre des épisodes marquants...

Pour simplifier les circulations douces dans le 11e

L’action municipale est parfois faite de petites choses et d’idées simples. Ainsi, lorsque j’ai pris en charge le dossier du 41 rue Richard Lenoir (encore un immeuble insalubre qu’il a fallu démolir), j’ai réalisé que la mairie avait prévu d’installer un commerce au rez-de-chaussée de l’immeuble. Outre le fait que le local aurait été très exigu et que l’endroit est peu commerçant, c’est d’abord l’emplacement qui m’a frappé : situé entre l’école de la rue Godefroy-Cavaignac et le gymnase Japy, au dos d’un petit square que nous avions réalisé, tous ces équipements sont séparés par cet immeuble ! J’ai donc proposé que nous profitions de cette opération pour faire du rez-de-chaussée un passage pour que les piétons puissent traverser plus facilement le quartier et rejoindre le gymnase depuis l’école ou vice-versa. Les étages comporteront des logements sociaux. L’opération est en cours de réalisation par la SIEMP. L’immeuble sera construit en respectant le plan climat de la Ville de Paris (consommation maximale de 50 kWh/m2/an). Pour info : Le voeu du Conseil de Paris de juillet 2009 (faisait suite à un vœu analogue adopté par le Conseil d’Arrondissement du...

Données publiques : l’APUR aussi !

J’ai constamment agi pour promouvoir et faciliter l’ouverture des données publiques. Étant membre du conseil d’administration de l’APUR (atelier parisien d’urbanisme), c’est un sujet que je porte aussi dans cet organisme. Ainsi, la présidente de l’APUR Anne Hidalgo m’a fait la confiance de me charger de présider un groupe de travail interne à l’APUR pour travailler en ce sens, suite à un vœu du Conseil de Paris proposé par Yves Contassot. Nous avons ainsi défini un certain nombre de données qui pourront s’inscrire dans la politique d’ouverture des données de la Ville, dans le droit fil de la directive européenne Inspire. Le site internet de l’APUR permettra prochainement l’accès à ces jeux de données. Pour aller plus loin : Le vœu du Conseil de Paris La directive Inspire Mon intervention du 8 juin 2010 au Conseil de Paris (texte) Mon intervention du 8 juin 2010 au Conseil de Paris (vidéo)    ...