1er mai : hommage des socialistes à Léon Blum

1er mai : hommage des socialistes à Léon Blum

En ce premier mai, Jean-Christophe Camabadélis, premier secrétaire du PS, a décidé de rendre hommage à cette grande figure socialiste qu’est Léon Blum. Cet hommage a été accueilli sur le parvis de la Mairie du 11e, devant la statue du grand homme. Voici mon discours : Monsieur le Premier secrétaire du Parti Socialiste, Cher Jean-Christophe Cambadelis Merci pour cette initiative, renouvelée, d’honorer cette grande figure du socialisme qu’est Léon Blum, Madame la Première vice-présidente du Conseil régional d’Île-de-France, Chère Marie-Pierre de la Gontrie, Mesdames Messieurs les élus, Mesdames Messieurs, Chers amis, Chers camarades, Oui, merci à tous d’être ici pour honorer Léon Blum. J’ai d’autant plus de bonheur à vous accueillir comme Maire du 11e que cet hommage s’inscrit dans cette ancienne tradition militante de vendre du muguet le 1er mai – et je vous avouerai que depuis que je suis adhérent au PS, 20 ans cette année, eh bien j’ai toujours connu les socialistes du 11e en train de vendre un brin de muguet avec une rose le 1er mai, et de finir par un hommage à Léon Blum ici même chaque année. 1er mai, jour de rassemblement, de solidarité et de lutte pour les travailleurs du monde entier ! Si nous sommes ici, aujourd’hui, place Léon Blum, c’est parce qu’il fut l’une des plus grandes figures socialistes de la IIIe république – je devrais dire plus simplement : l’une des plus grandes figures socialistes de la République. De Léon Blum, nous devons nous en rappeler comme un modèle pour notre démocratie et pour notre action politique. C’est lui qui a fait entrer la France dans la modernité, en créant...

Innovation sociale, efficacité économique, plaisir gastronomique !

C’est la réunion inattendue de ces trois ingrédients qui s’est invitée dans mon intervention au conseil de Paris, à l’occasion du mois de l’économie sociale et solidaire actuellement en cours : Plaisir et fierté : c’est le sentiment qui m’anime en vous présentant cette délibération qui attribue une aide au démarrage à « Toques et Partage ». Créée en 2010 avec l’ambition originale d’être parrainée par de grands chefs, notamment Christophe Michalak, « Toques et Partage » avait figuré parmi les lauréats de l’appel à projet « économique sociale et solidaire » du Département de Paris cette même année. Permettre aux publics fragilisés de trouver ou de retrouver le chemin de la réussite en étant accompagnés par des professionnels de renom, donner sa chance à ceux qui en ont le plus besoin, telle est l’ambition de cette association qui insère donc par l’activité économique les personnes éloignées de l’emploi, à travers leur formation dans le secteur de la restauration traditionnelle haut de gamme. 3 ans après, le volontarisme de notre collectivité a été couronné de succès puisque le projet a vu le jour avec l’ouverture en avril dernier du premier restaurant dénommé « Manger » et situé 24 rue Keller dans le 11e. Il s’agit du premier restaurant gastronomique d’insertion parisien. Et le résultat est à la mesure de l’ambition : d’ores et déjà, « Manger » compte parmi les meilleures tables de notre arrondissement. Et en 7 mois, ce restaurant de 85 couverts sur 400 m² a embauché 19 personnes dont 6 en insertion. Voilà en résumé une action exemplaire de ce que nous aimons en politique : la création d’un modèle durable et solidaire, grâce à l’association originale du plaisir des uns...

Innovation responsable

Je participe à un groupe de travail (un « think tank ») de l’école des Mines de Paris sur la question de l’innovation responsable (http://www.debatinginnovation.org). Aujourd’hui, nous avons organisé une conférence sur la question de l’énergie et de l’architecture. Le programme est ici. J’ai participé à la table ronde qui traitait de la question « un modèle urbain basé sur la production d’énergies renouvelables devrait-il reposer sur des choix purement volontaristes ? ». Voici le texte de mon intervention, dans laquelle j’explique pourquoi il me semble nécessaire de créer une obligation de rénovation thermique du bâtiment ancien, et pourquoi et comment il faut adopter une approche plus globale au niveau urbain (développement de l’analyse de cycle de vie et de l’évaluation environnementale) : Jusqu’ici aujourd’hui, l’attention a été portée sur la production d’énergie, si possible renouvelable. La question posée pour cette table ronde « un modèle urbain basé sur la production d’énergies renouvelables devrait-il reposer sur des choix purement volontaristes » présume aussi que l’urbain se développe autour de la production d’énergies renouvelables (ou, précision de taille, de la production de non consommation d’énergie – les économies d’énergie sont et restent le premier gisement), et on s’interroge sur la liberté des acteurs dans ce mouvement. Je pense pourtant comme Jean-René Brunetière qu’il n’y a rien d’évident dans la première partie de la question.   Formes et objectifs J’y viendrai en parlant de formes architecturales, de forme urbaine et de modes de vie. À quoi sert un bâtiment ? Habiter, produire, abriter, enseigner, prier, défendre, gouverner… pour chacune de ces fonctions, on voit surgir une image, une forme de construction. Si on prend l’habitat, au travers des...

Le climat, l’air et l’énergie en Île de France

La Région Île-de-France a produit son schéma régional climat, air, énergie (SRCAE en langage barbaro-administratif). Le conseil de Paris en a débattu, et j’y ai mis mon grain de sel : Paris est engagée depuis 2001 dans le développement durable. Lutte contre le réchauffement climatique, aides aux travaux d’amélioration du bâti, lutte contre la précarité énergétique : nous cherchons en permanence cette synthèse entre l’environnement, l’économique et le social. Qu’il manque l’économique ou le social et le travail sur l’environnement sera vain. Ce débat est l’occasion de le rappeler avec force. Aujourd’hui, la région se dote d’un schéma régional climat, air, énergie (SRCAE). J’ai envie de lui dire : bienvenue au club ! Cet outil est en effet un peu l’équivalent du plan climat que nous avons mis en place à Paris dès 2007. L’intérêt est bien sûr d’assurer une cohérence de l’action des territoires à l’échelle de la région, première force économique et démographique du pays. C’est peut-être aussi d’amener les collectivités locales qui auraient pris un peu de retard à le rattraper. Car les plans climat énergie territoriaux (PCET), désormais obligatoires pour les communes de 50.000 habitants, devront être compatibles avec ce schéma régional. Et les plans locaux d’urbanisme (PLU) devront aussi prendre en compte le SRCAE. Il s’agit donc d’un document important dont les impacts se feront sentir dans toute la région, ce dont nous nous réjouissons. Mais il faut aussi rappeler que la région est elle-même assujettie à la réglementation nationale et devrait respecter les orientations fixées pour le pays. S’il y avait une critique à faire au document qui nous est proposé, c’est celle-ci : il n’explique pas...

Une fausse-bonne idée contre la crise du logement

Pour faire face à la crise du logement, l’ancien président Sarkozy avait proposé et fait voter en un temps record une loi permettant d’augmenter de 30% les droits à construire dans tout le pays. La campagne présidentielle est derrière nous, les Français ont choisi d’autres propositions que celles de Nicolas Sarkozy. Pour le logement avec François Hollande, ce sera le doublement du plafond du livret A, qui permet d’augmenter le financement disponible pour le logement social, et d’autres mesures favorables aux bailleurs sociaux. Mais le Conseil de Paris a débattu aujourd’hui de la loi instaurant la règle de 30%. Voici mon intervention : Alors il aura suffit d’une campagne présidentielle où la démagogie l’a disputé à l’affolement pour bouleverser les règles de construction dans toutes les communes de France ! Le 29 janvier dernier, Nicolas Sarkozy était rattrapé par la crise du logement et sortait sa botte secrète : une loi majorant de 30% les droits à construire. En réalité, une loi bâclée était votée dans la précipitation dès mars, et les communes qui n’auraient pas réagi avant le 21 septembre verraient automatiquement s’appliquer cette majoration de 30%. Pourquoi cette disposition, qui peut être présentée comme positive à l’aide d’une rhétorique simpliste, n’est pas bienvenue ? Il faut d’abord rappeler que deux majorations des droits à construire existent déjà à Paris : la majoration de 20% du COS pour réalisation de logement social, et celle de 20% pour la réalisation de bâtiments offrant de très bonnes performances énergétiques. La nouvelle règle est en concurrence déloyale avec ces deux majorations préexistantes car elle offrirait aux constructeurs le bénéfice d’un surCOS sans contrepartie : il n’auraient...

Des réservoirs pour éviter une crue majeure à Paris

Après la fameuse crue de 1910, qui a mis à genoux Paris pendant plusieurs semaines, il fut décidé de construire des barrage-réservoirs en amont de la ville pour détourner le surplus d’eau en cas de crue. Quatre furent construits. Depuis lors, ils servent aussi à stocker de l’eau l’hiver et à la restituer l’été pour que la Seine reste navigable même en période de sécheresse. Leur effet est très significatif : ils réduisent la montée des eaux en cas de crue, et soutiennent le débit de la Seine l’été. Ainsi le débit de la Seine au cours de l’été 2010 provenait pour 50% des barrages-réservoirs. Ils évitent aussi que l’Île de France soit en pénurie d’eau potable plusieurs jours par an ! Aujourd’hui, un grand débat public a été lancé pour la construction d’un cinquième barrage-réservoir. Le Conseil de Paris a apporté sa contribution à ce débat. Voici mon intervention sur ce sujet : La crue de 1910, dont la période de retour est de deux cents ans, représente une montée des eaux de la Seine de 8m62. Pendant cette crise, 7 milliards de m3 sont passés à Paris et la plaine de la Bassée a stocké 37 millions de m3. C’est pour prévenir un retour de cette ampleur qu’il fut décidé de créer 1 milliard de m3 de stockage. À ce jour, les quatre lacs-réservoirs qui ont été créés et qui sont gérés par Seine-Grands-Lacs (anciennement l’IIBRBS – Institution interdépartementale des barrages-réservoirs du bassin de la Seine) permettent de stocker 830 millions de m3. Le débat public dans lequel nous nous inscrivons aujourd’hui porte sur la création dans...

Paris adopte son plan biodiversité

Aujourd’hui, le Conseil de Paris a adopté un plan très ambitieux en faveur de la biodiversité. Complémentaire du plan Climat (2007) et de l’Agence parisienne du climat, ce nouveau plan prévoit notamment la réalisation de 40 mares à Paris, de 7 hectares de végétalisations nouvelles (jardins, toitures, murs végétalisés). Ces mesures permettront de créer une trame verte et bleue nécessaire à la circulation des espèces. Lors de cette séance du Conseil, une élue de droite a trouvé le moyen de nous proposer de laisser tomber l’aire pour les gens du voyage que nous avons prévue dans le bois de Vincennes… au nom de la biodiversité. Quelle scandaleuse hypocrisie ! Voici l’intervention que j’ai faite à cette occasion : Paris agit pour la biodiversité. D’aucuns pourraient y voir un gadget, de l’affichage, ou un oxymore, tant ville et nature sont deux notions étrangères. Eh bien chers collègues, je voudrais vous convaincre combien il est non seulement utile, mais même indispensable que notre ville s’engage sur la protection de la biodiversité. Chacun sait combien celle-ci est menacée aujourd’hui. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le danger d’extinction mondiale concerne un oiseau sur huit, un mammifère sur cinq, un conifère sur quatre, un amphibien sur trois ! Pourtant, les services rendus par la diversité du vivant sont irremplaçables : c’est le vivant qui assure l’équilibre chimique de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons, ce sont les chaînes alimentaires complexes qui apportent la nourriture quotidienne des 7 milliards d’humains. Recherche médicale, polonisation des cultures, résilience des écosystèmes après une catastrophe, et, paradoxe !, la majorité des énergies que nous...

Autolib’ arrive !

Ça y est, les premières stations Autolib’ sont installées ! Dans quelques jours (le 5 décembre), les premières voitures seront là et les stations ouvertes. Je garde un souvenir très présent de la découverte de ce design des stations : nous avions eu un débat intéressant en commission du mobilier urbain sur la création d’un nouvel alphabet urbain avec ces « O » à demi-enterrés, ces « I » et ces petits « i » plantés dans le sol pour former ces nouvelles stations… Toutes les infos sur le projet, ainsi que les cartes sont sur le site du syndicat mixte créé pour l’occasion : Lien sur le site d’Autolib’ (syndicat mixte) et Lien sur le site officiel (pour les usagers). Et voici les fameuses Bluecar, qui nous seront bientôt aussi familières que des Vélib’...