Création du square Olga Bancic

Au niveau du 34, rue Godefroy Cavaignac, la Ville a créé un petit square de 520 m2 — que j’ai d’ailleurs voulu ouvrir sur l’arrière au droit du 41, rue Richard Lenoir, permettant ainsi aux élèves de l’école Godefroy Cavaignac (et à tous les publics) de rejoindre le gymnase Japy sans avoir à faire le tour de l’ensemble du pâté de maison. Nous avons proposé de lui attribuer la dénomination d’Olga Bancic, résistante héroïque, seule femme du groupe Manouchian. L’inauguration a eu lieu ce 4 octobre. Olga (ou Golda) Bancic est née en mai 1912 en Bessarabie, (Roumanie) et est décédée le 10 mai 1944 à Stuttgart. Sixième enfant d’une famille modeste, elle commence très jeune à travailler comme matelassière et s’engage activement dans des luttes ouvrières. Elle participe à des grèves, ce qui lui vaut d’être arrêtée à plusieurs reprises par la police roumaine et emprisonnée. Elle épouse à 17 ans un communiste roumain, devenu plus tard membre actif de la résistance française sous le nom d’Alexandre Jar. Le couple s’installe à Bucarest, où tous deux participent à l’organisation des jeunes communistes. Olga est à nouveau arrêtée en 1933, lors de manifestations dénonçant la montée d’Hitler au pouvoir. Après plusieurs mois d’emprisonnement, elle quitte la Roumanie pour la France. Elle arrive à Paris en 1938 et s’engage dans l’aide aux républicains espagnols avec un autre roumain, Jacob Salomon. En 1939 elle donne naissance à une fille, Dolorès, prénommée ainsi en hommage à « La Pasionaria » communiste espagnole Dolores Ibárruri. Après l’invasion de la France en 1940, Olga Bancic s’engage dans le groupe de résistance armée « FTP-...

Création de l’esplanade Roger Joseph Boscovich

Le jour où l’Union Européenne est passée de 27 à 28 pays membres, le conseil d’arrondissement était saisi de la proposition de Patrick Bloche, qui est aussi président du groupe d’amitié parlementaire France-Croatie à l’Assemblée Nationale, d’attribuer le nom de Roger Joseph Boscovich au terre-plein central du boulevard Richard Lenoir (cliquer ici pour voir le plan détaillé). À cette occasion, j’ai présenté ce projet : Je voudrais souligner ce que vous doit ce projet Monsieur le Maire en tant que parlementaire très impliqué sur les relations entre la France et la Croatie, qui rejoint aujourd’hui l’Union Européenne. En l’occurrence, la proposition concerne l’esplanade qui est boulevard Richard Lenoir, entre la place de la Bastille et la rue Daval. Roger Joseph Boscovich était un prêtre jésuite qui était aussi mathématicien, physicien, astronome, poète et philosophe, un homme des Lumières et des arts. Il naît le 18 mai 1711 à Raguse, république indépendante (devenue aujourd’hui Dubrovnik en Croatie). Il fait ses premières études au Collège des Jésuites de Raguse de 1720 à 1725, puis se rend à Rome pour entrer dans la compagnie de Jésus. Au cours de ses études de rhétorique et philosophie au Collège Romain, il fait preuve de dons exceptionnels pour les mathématiques et la physique. En 1740, il est nommé professeur de mathématiques et le reste jusqu’en 1757. En tant que mathématicien et physicien, il a travaillé sur l’orbite de Mercure, sur l’usage du télescope, sur les tâches solaires, il a redécouvert une démonstration du théorème de Pythagore, bref, un homme accompli. De 1757 à 1762, il remplit plusieurs missions scientifiques et diplomatiques et voyage à travers l’Europe. Il...

Création de l’allée Pierre Bérégovoy

Sur proposition de Patrick Bloche, le conseil d’arrondissement a décidé d’attribuer à une voie publique la dénomination « Allée Pierre Bérégovoy » (cliquer ici pour voir un plan de son emplacement précis le long du boulevard de Charonne). Étant délégué à l’urbanisme, j’ai présenté cette proposition au conseil d’arrondissement ainsi : C’est à la fois un plaisir et un honneur que rapporter cette délibération. Je ne vais pas vous rappeler l’ensemble de la vie de Pierre Bérégovoy, je pense que tout le monde a en mémoire les actes de ce grand homme de notre République. Je donnerai simplement quelques faits marquants de sa vie, car ce serait dommage de ne pas profiter de cette occasion pour rappeler que Pierre Bérégovoy a quitté le lycée après avoir obtenu un Brevet d’enseignement industriel, un CAP d’ajusteur et un CAP de dessin industriel et a commencé sa carrière à l’âge de 16 ans : c’est une belle leçon. Il était ouvrier fraiseur à l’usine de tissage Fraenker jusqu’en 1942, puis entre comme cheminot à la SNCF. Il s’engage dans la Résistance dans les Forces Françaises de l’Intérieur via le groupe Résistance-fer. Parallèlement, son engagement politique prend forme avec un premier engagement au sein des jeunesses socialistes. En juin 1944, il participe à la libération de la banlieue rouennaise. En 1948, il épouse Gilberte Bonnet avec laquelle il aura trois enfants. En 1950, il entre à Gaz de France comme agent technico-commercial. Il terminera sa carrière comme directeur adjoint en 1978, là encore après en avoir gravi tous les échelons. Adhérent à la SFIO de 1954 à 1958, il est l’un des membres fondateurs du parti...

Une ambitieuse rénovation du bâti à République

Pour arriver à économiser l’énergie dans nos immeubles, il faut que les copropriétés votent des travaux et arrivent à les financer. Rien n’est moins évident, car il est toujours tentant de repousser des travaux dont l’utilité n’apparaît pas immédiatement. Pour inciter quand même les copropriétés à le faire, la Ville a conduit une étude de faisabilité et, les résultats étant concluants, a lancé lors du conseil de Paris du 20 mars 2012 une opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH) dédiée au développement durable et aux économiques d’énergie : l’OPA2D2E. 589 immeubles d’habitat privé sont concernés, soit 11.287 logements répartis sur les 3e, 10e et 11e arrondissements dans le quartiersitué autour de la place de la République. L’étude a montré que les gains énergétiques possibles étaient de 62% en moyenne dans les immeubles à fort potentiel (le quart des immeubles), le gain étant de 24% en moyenne dans les immeubles à potentiel moyen (la moitié des immeubles). Nous voulons aussi profiter de cette opération pour traiter la dimension sociale du développement durable. Ainsi, cette opération recherchera à améliorer l’accessibilité aux handicapés, à créer des locaux communs pour les vélos ou les poussettes lorsque c’est possible, à végétaliser les cours et les murs, à améliorer la gestion du tri des déchets… Affaire à suivre, pendant les quatre prochaines années ! Voici mon intervention sur cette action : C’est un grand plaisir que je souhaite exprimer sur ce projet exceptionnel. Comme élu, nous bataillons en permanence pour faire avancer des projets ou des causes auxquels nous croyons. Mais à ce projet ambitieux, innovant, solidaire et écologique : nous y croyons vraiment très fort !...

Le nouveau visage de Paris

Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris chargée de l’Urbanisme et présidente du Pavillon de l’Arsenal, a lancé en grande pompe l’exposition « Paris, la métropole et ses projets ». Derrière cet intitulé un peu austère, se cache en réalité une petite révolution dans la manière de communiquer et d’appréhender la ville de demain. C’est en effet par un partenariat entre la Ville, le Pavillon de l’Arsenal, Google, JC Decaux, et l’APUR notamment qu’une exposition hors norme a été installée : il s’agit ni plus ni moins de montrer le visage de Paris en 2020 à partir des projets connus à ce jour. La présentation est faite sur un écran géant de 37 m2, qui affiche en 2D ou en 3D les nouvelles lignes de tramway, les projets architecturaux emblématiques de demain, qu’ils soient à l’état de projet ou de chantier Vous pouvez ainsi voir les Halles rénovées, le stade Jaan Bouin, la fondation Louis Vuitton, la Tour Triangle, la Philharmonie ou 1300 autres projets intégrés dans leur environnement urbain. Cette maquette a vocation à être mise à jour au fur et à mesure que de nouveaux projets arriveront. On y trouve déjà un certain nombre de projets du 11e arrondissement : Bréguet, Truillot, Charonne, Ménilmontant, et même des projets privés issus des permis de construire déposés par les architectes à la Mairie. Vous pouvez voir et interagir en grande dimension avec la maquette au Pavillon de l’Arsenal, ou visiter le site dédié à cette maquette, qui devrait s’enrichir rapidement. Si Google Earth est installé sur votre ordinateur, vous pouvez installer aussi ce fichier pour avoir accès depuis chez vous à...

Point sur le chantier des Halles

Le chantier des Halles est, avec le tramway et les Batignolles, l’un des plus gros de la mandature actuelle. Un point d’étape a été fait au Conseil de Paris de novembre 2011. Voici mon intervention à cette occasion : Le projet des Halles, ce n’est déjà plus tout à fait un projet, pas encore un résultat — qui sera beau, mais c’est clairement un chantier qui avance, et qui avance bien malgré sa très grande complexité. Ainsi dès le début de l’année prochaine, les déconstructions des pavillons Willerval seront achevées et la construction de la canopée pourra débuter, parallèlement aux aménagements en surface et dans la salle d’échanges RER. Et c’est dans quelques semaines, début 2012 que l’aire de jeux pour enfants sera mise en service, suivie l’année suivante des premières livraisons des parties du forum des Halles rénové. Fin 2013, nous aurons déjà la nouvelle porte Rambuteau, la partie nord-ouest du jardin et l’enveloppe extérieure de la canopée sera construite. Je veux donc saluer le travail des équipes, à commencer par celles qui interviennent sur le chantier, celles de la Sempariseine et celles de la direction de l’urbanisme, sans oublier que rien de tout cela ne serait possible sans la direction vigilante d’Anne Hidalgo. Alors voici un an, nous avions eu ici même un débat, qui nous a conduit à décider de vendre les surfaces commerciales du Forum car la Ville n’a pas vocation à rester propriétaire d’un centre commercial. En cohérence avec les décisions que nous avions alors prises, les délibérations qui nous sont soumises, très techniques sur de multiples sujets, organisent la vente des volumes commerciaux...

Aménagement de la place de la République

Ce conseil de Paris de septembre 2011 a débattu du projet d’aménagement de la place de la République, après l’enquête publique. Pour l’objet de cette délibération, disons l’essentiel : la concertation et l’enquête publique ont eu lieu. Ce qui en sort est encourageant et même très positif. Les deux enquêtes publiques ont donné lieu à un avis favorable du commissaire enquêteur, assorti de quelques recommandations. Faut-il rappeler d’où l’on vient ? Sur cette place de la République, on posa en 1811 une fontaine conçue par l’ingénieur des Ponts et Chaussées Pierre-Simon Girard. Vinrent ensuite des percements, notamment le boulevard de Magenta et l’avenue de la République, puis la caserne du Prince-Eugène. Mais la première fontaine était jugée insuffisante. On y installa alors une seconde fontaine en 1867. Puis, en 1880, les frères Morice érigèrent sur un soubassement colossal la Marianne que nous connaissons, et on retira la fontaine pour l’installer place Félix Éboué… Bref, ces multiples péripéties montrent combien l’aménagement de la place de la République n’a jamais été – réellement – conçu, pensé, organisé pour produire un tout. Et oui, nous avons aujourd’hui l’ambition de relever ce défi, malgré les difficultés, immenses lorsqu’on intervient sur le patrimoine historique de Paris. Chers collègues, nous avons aujourd’hui même rendez-vous avec l’histoire d’une place exceptionnelle à Paris, empruntée quotidiennement par des centaines de milliers de parisiens et de touristes, et où le patrimoine et les usages revendicatifs se rencontrent dans une improbable synthèse. Alors oui, il s’agit, ici aussi, de rompre avec les autoroutes urbaines que la droite parisienne a encouragées pendant tant de décennies. Oui, il s’agit de redonner aux piétons, aux...